Le 6 septembre dernier, l’Uniic (Union nationale des industries de l’impression et de la communication) a publié une étude en collaboration avec la Banque de France. Cette dernière a pour objectif de proposer un diagnostic financier général du secteur de l’industrie graphique, la promesse, “un bilan de santé du secteur graphique” afin d’avoir un vrai “référentiel métier.”

Pour une meilleure analyse et interprétation des résultats, il a été nécessaire de se focaliser sur trois régions spécifiques, Auvergne Rhône-Alpes, Bourgogne Franche-Comté et PACA afin de placer ces résultats dans un contexte précis (histoire industrielle, bassin et activités économiques …). L’analyse s’appuie également sur les chiffres de l’imprimerie de labeur et du prépresse.

Pour la synthèse de cette étude, nous avons choisi de nous pencher uniquement sur le volet vie des entreprises du secteur sans rentrer dans les détails des aspects financiers et économiques.

Le principal enseignement de cette étude est la diminution du nombre d’entreprises entre 2011 et 2016, ce qui n’est une surprise pour personne. Les trois bassins sont touchés même si la PACA est moins impactée que les deux autres, – 3,9% contre – 7,4% en Rhône Alpes et – 7,9% en Bourgogne. Ces différences s’expliquent par les tailles des entreprises où en PACA, on retrouve 86,3% d’imprimerie de moins de 9 salariés contre 78,2 % en Rhône-Alpes et 65,1 % en Bourgogne. L’explication est simple, l’importante activité viti-vinicole en Bourgogne impose de disposer de moyens industriels importants (production d’étiquettes notamment). De plus, les entreprises en PACA sont “plus jeunes et donc plus agiles”. Il est donc important de souligner que les entreprises “historiques et de petites tailles” sont plus vulnérables face aux défaillances, on peut imaginer qu’elles ont plus de difficultés à s’adapter aux réalités du marché contrairement aux “starts-up” plus souple et avec une meilleure connaissance de leur environnement. Pour faire face à ces difficultés, il semble pertinent de “travailler à la recapitalisation », c’est-à-dire l’ajout de capitaux propres dans l’entreprise. Attention sans pour autant « les amalgamer aux start-ups susmentionnées, factuellement plus fragiles”. Autre solution, travailler sur les “regroupements” avec l’exemple des centrales de référencement, axe de progrès à améliorer afin de réduire le nombre de défaillances.

 

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